Exercices de style

Personal writings of all sorts and of all thoughts...  all sorts of thoughts... wip.


What is matter?

Matter is content. Matter is full. It is wholesome through its own body. Plentiful within itself.

Our relationship to matter exists through its liminal surface, defined by nature or man. Our hand can only scrape the surface of a concrete wall, but not dig into it. Our fingers can only linger on a wooden table, without ever reaching the core of its fibers. And even if we do break, dig into these volumes of matter, we would just end up multiplying and extending its liminal edges, without ever being truly in the matter. Matter is perfectly wholesome, so much so that our own body, our own matter cannot break itself as to embrace an external matter.

And thus, our experience to matter can only be “surface” / liminal / light / exterior... superficial... superfluous...





Qu'est ce qu'une forme?

Une forme, c'est une courbe et sa contre-courbe; un vide et son plein; un négatif et son positif, tel le profil d'un visage qui se dessine entre deux monticules verticaux, le premier, de moindres taille et plutôt rectiligne, et le second à la silhouette sinueuse et élevée. Ce dernier pourtant tient sa hauteur d'une supercherie, monté sur une base carrée, une fondation stable et conservatrice, droite et froide. Dans celle-ci se découvrent d'autres formes, moins définies, indéfinies, infinies, des formes mystérieuses, sans corps réels et de second degré, des âmes immatérielles. Ce sont des formes desquelles on s'éloignent, que l'on tentent d'éviter car elles nous aspirent comme des trous noirs, vers un monde parallèle et illusoire. Cette fondation carrée nous noie par ses parois, mirages chromés dans une rectitude glaciale et nous attaquent simultanément par l'intersection de ses trois axes, une pointe directrice et fonceuse, qui te viole de ses tranchants.


Ainsi donc, la fondation carrée soutient la silhouette sinueuse et élevée. Je sais, je sais, on ne parle ici que de forme et non d'emplacement ni d'orientation dans l'espace. Toutefois il s'agit tout de même d'un corps élevé, de par sa forme justement. Des proportions gracieuses, la rythmique naturelle de ses courbes, une élégance inhérente... Une symétrie mono-axiale et centrifuge, percevable par la lumière et les contrastes que revête la silhouette sinueuse.

Sa forme étant telle, c'est-à-dire élevée, on comprend irréprochablement les deux assistances de par et d'autre de ses côtés, comme une reine, son fou et son cavalier. Ici, le fou étant une altère crystalline et le cavalier, un semi-semblant archétypale d'une maison. Le fou s'éparpille en bipolarité multi-facettée alors que le cavalier, plus conservateur, se réduit à un prisme sobre a deux phases. Ainsi ostentieusement gardée, la silhouette sinueuse ne se gêne pas de s'étendre, gonflant en son sein un vide, un négatif d'elle-même,   frontière dédoublée pour donner un second corps à son image, un offset à la hauteur de son égocentrisme, un narcissisme internalisé.


Il va de soi alors que le volume sphérique que porte la silhouette sinueuse en son enceinte se complaît dans le creux de celle ci malgré son altitude suicidaire (a tad overly dramatic?). Son compatriote formellement identique, lui par contre, se tient au sommet du monticule rectiligne, cylindrique plus précisément, et subit une précarité instable. En effet, dû à l'immobilité de l'image, on ne peut que soupçonner sans réelle certitude le déséquilibre que subit ce second volume sphérique déposé délicatement sur le plan horizontal qu'est l'extrémité supérieure de la tour cylindrique. Au pied de celle-ci, disque. Est ce une géométrie parfaitement circulaire ou un ovale oblique? Seules la perspective et le jeu d'ombre et de lumière le savent.


Et finalement, au travers de ces deux monticules verticaux, une lance effilée. Au bout de cette lance, une tumeur tripartite, un appendice qui mène à un appendicite, que l'on aurait pu ou dû(?) amputée pour ne pas alourdir la composition du tableau... La composition, là demeure une autre question...





Bethlehem

Alors que soudain il la gifla lentement, son cœur enfla. S'enfler pour s'essouffler. Ses veines pompaient des rythmes syncopés. Pourquoi? Alerte, découverte, certes… Et vite. Et fort. Mais découvrir où? Mais découvrir quoi? Gorge rouge engorgée, cœur enflé, tête froide. Mur devant, mais au-delà une gueule ouverte sourit.

En collaboration avec CL et Victor